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  Épaule : Périartthrite Scapulo-Humérale    
Épaule  : Omarthrose
 

 



 

Les symptômes :

  • des douleurs à l’épaule essentiellement nocturnes mais également pouvant survenir la journée au décours d’efforts physiques ;
  • une diminution des mobilités articulaires de l’épaule surtout par l’impossibilité de soulever le bras, de se coiffer…(par rétraction de la capsule articulaire qui constitue l’enveloppe de l’articulation qui est touchée par l’inflammation).

Le diagnostic :

  • des radiographies de l’épaule pouvant montrer des calcifications de l’espace sous-acromial traduisant une forme évoluée, ancienne et une diminution de hauteur de cet espace traduisant une atteinte des tendons de la coiffe des rotateurs ;
  • une IRM donnant des précisions sur l’étendue et l’intensité de l’atteinte des éléments anatomiques précédemment cités.

Le traitement doit toujours être médical dans un premier temps agissant sur la douleur et l’inflammation ; lorsque les médicaments ne suffisent pas, des infiltrations (injection d’un produit dérivé cortisonique dans l’espace sous-acromial), des séances de rééducation à type de physiothérapie (à l’aide d’appareils de type infrarouge ou ultrasons ou encore laser agissant sur la douleur et l’inflammation) peuvent être effectuées.

Si toutes ces thérapeutiques n’ont pas engendré d’amélioration, la chirurgie peut se discuter.

Son principe consiste à retirer :

  • tous les tissus inflammatoires se situant dans l’espace sous-acromial et,
  • la surface osseuse se trouvant sous l’acromion qui est le siège d’aspérités et qui est responsable d’un frottement avec les tendons de l’épaule (conflit tissulaire).
  • le ligament acromio-coracoïdien formant une véritable corde en avant de l’articulation et participant à ce frottement.

Cette intervention était effectuée « à ciel ouvert » à l’aide d’une ouverture directe de l’épaule.
Elle peut actuellement être effectuée par voie endoscopique (vidéo-chirurgie) :

  • principe : travail dans l’espace concerné sans ouverture directe de l’épaule à l’aide de l’introduction d’une optique reliée à une mini-caméra projetant l’image sur un écran moniteur permettant de repérer les lésions et d’agir à l’aide d’instruments spécifiques adaptés ; notamment un couteau rotatif pour aspirer les tissus inflammatoires et une fraise rotative pour aplanir la surface frottante au sommet de l’épaule (décompression de l’espace sous-acromial).
  • avantages : pas d’ouverture directe de l’épaule donc les suites sont plus simples ; la rééducation est débutée aussitôt après l’intervention potentialisant ainsi ses résultats ; il n’y a pas lieu d’immobiliser le bras…
  • limites : risque d’être moins efficace dans les formes évoluées et dans les cas s’accompagnant d’une rupture étendue des tendons de l’épaule.
    Dans certains cas, cette maladie inflammatoire peut évoluer à long terme malgré l’obtention d’un bon résultat après l’intervention endoscopique et devoir nécessiter dans ce cas l’intervention traditionnelle.
 
 
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