Diagnostic
:
les radiographies montrent un pincement de l’interligne
articulaire par disparition du cartilage : l’os de la
tête du fémur est au contact du cotyle (bassin).
Plusieurs stades sont décrits selon
l’importance de l’arthrose.
Traitement
:
Le traitement doit toujours être médical dans
un premier temps agissant sur la douleur et l’inflammation ;
lorsque les médicaments ne suffisent pas, des séances
de rééducation à type de physiothérapie
(à l’aide d’appareils de type infrarouge
ou ultrasons ou encore laser agissant sur la douleur et l’inflammation)
peuvent être effectuées.
Si toutes ces thérapeutiques n’ont pas engendré
d’amélioration, la chirurgie peut se discuter.
Principe
:
Retirer les surfaces cartilagineuses lésées
et les remplacer par une prothèse qui est composée
:
d’une tige introduite dans le canal du fémur
après avoir retiré la tête du fémur
;
d’une bille venant se fixer sur l’extrémité
supérieure de la tige précédente ;
d’un implant se fixant sur le versant articulaire
du bassin, le cotyle, comportant un versant métallique
avec un revêtement naturel d’hydroxyapathite,
ne nécessitant pas de ciment et recevant une insert
en polyéthylène qui va s’articuler avec
la bille précédemment décrite :
Vue après l’assemblage
La taille de ces implants est définie rigoureusement
selon la morphologie de l’articulation de chaque patient.
Avantages
:
Les implants ont bénéficié d’importantes
améliorations techniques ces dernières années
:
une des voies d’abord chirurgical permet d’obtenir
des dissections plus limitées et des retraits osseux
plus réduits, il s’agit de la voie d’abord
antéro-externe ; la rééducation immédiate
et la reprise de la marche avec un appui complet après
l’intervention sont possibles ; la durée de
l’hospitalisation est plus courte d’environ
une semaine et la rééducation peut être
effectuée près du domicile ;
leur pose en est ainsi plus facilitée permettant
de réduire la durée de l’intervention
; leur pose est également plus précise et
mieux adaptée à l’anatomie du patient
grâce à une instrumentation plus performante
;
les prothèses de hanche comportant un revêtement
naturel (l’hydroxyapathite) sont aujourd’hui
posées sans ciment biologique et ont une durée
de vie plus longue, évitant souvent les reprises
chirurgicales pour descellement de la prothèse, à
distance de la première opération ; elles
ont un ancrage plus satisfaisant avec l’os car celui-ci
vient ré-habiter les pores de ce revêtement
autour de la prothèse.
Limites
: ankylose totale de la hanche ; maladie neurologique associée
; antécédent de processus infectieux chroniques…
Démonstration
avec un dossier clinique :
Arthrose de hanche avec des
lacunes
au niveau de la tête du fémur
Radiographie de la hanche
après mise en place de la prothèse
Quelques jours après
l’opération,
le patient a retrouvé une autonomie normale
Un autre exemple clinique plus complexe,
comportant, en plus de l’arthrose de la hanche, une
déformation du fémur et du bassin :
Le fémur est le siège d’une séquelle
de fracture et le bassin comporte une déformation
congénitale : la tête du fémur
est sortie de l’articulation et se trouve au-dessus
du cotyle (subluxation congénitale de hanche)
touchant la hanche droite qui se trouve à gauche
sur la radiographie.
Il faut donc retrouver l’axe normal du fémur
pour pouvoir y loger la tige fémorale ; pour cela,
il faut sectionner transversalement l’ancienne fracture
(ostéotomie), ré-axer le fémur et y introduire
une tige fémorale plus longue qui va stabiliser cette
zone :
On constate la tige fémorale introduite dans le fémur,
la tête du fémur lésée ayant été
retirée ; il a fallu reconstruire le versant articulaire
du bassin (le cotyle) qui étant inexistant, par la
mise en place d’un anneau métallique vissé.