Il
s’agit de l’usure du cartilage de
l’articulation du genou composée
d’un côté par l’extrémité
inférieure du fémur et de l’autre
côté par l’extrémité
supérieure du tibia ; en avant, s’articule
la rotule ; il y a donc au total 3 compartiments
dans le genou ; l’arthrose peut toucher
un, deux ou les trois compartiments.
Symptômes
:
des douleurs
survenant à la marche ;
une diminution
des mobilités articulaires, difficulté
à « plier le genou »
; impossibilité de monter ou descendre
les escaliers.
Diagnostic
:
les radiographies montrent un pincement de
l’interligne articulaire par disparition
du cartilage : l’os du fémur
est au contact de l’os du tibia. Elles
montrent le nombre de compartiments touchés.
Traitement
:
Le traitement doit toujours être médical
dans un premier temps agissant sur la douleur
; lorsque les médicaments ne suffisent
pas, des séances de rééducation
à type de physiothérapie (à
l’aide d’appareils de type infrarouge
ou ultrasons ou encore laser agissant sur
la douleur et l’inflammation) peuvent
être effectuées.
Si toutes ces thérapeutiques n’ont
pas engendré d’amélioration,
la chirurgie peut se discuter.
Principe
:
Retirer les surfaces cartilagineuses lésées
et les remplacer par une prothèse qui
est composée de 4 parties (pour les
prothèses totales du genou) :
un implant
fémoral : De face, de profil
un implant
tibial sur lequel se pose un plateau en
polyéthylène :
un implant
se fixant sur le versant articulaire de
la rotule :
La
disposition des implants est représentée
sur cette vue :
Avantages
:
Les implants ont bénéficié
d’importantes améliorations techniques
ces dernières années :
les implants
sont de taille plus réduite permettant
des dissections plus limitées et
des retraits osseux plus réduits
(prothèses dites « de re-surfaçage
» ne remplaçant que la surface
articulaire lésée) permettant
la rééducation immédiate
et la reprise de la marche avec un appui
complet après l’intervention
; la durée de l’hospitalisation
est plus courte d’environ une semaine
et la rééducation peut être
effectuée près du domicile
;
leur pose
en est ainsi plus facilitée permettant
de réduire la durée de l’intervention
; leur pose est également plus précise
et mieux adaptée à l’anatomie
du patient grâce à une instrumentation
plus performante ;
Limites
: ankylose totale du genou; maladie neurologique
associée ; antécédent
de processus infectieux chroniques…
Démonstration
avec un dossier clinique :
Arthrose du genou
(touchant surtout
le compartiment fémoro-tibial interne)
Irrégularités de l’articulation
entre la rotule et le fémur
Radiographies de profil et de face
après mise en place de la prothèse
Radiographie de l’articulation fémur-rotule
après pose de l’implant rotulien
en regard
de l’implant fémoral
Le genou droit opéré (à
gauche de l’image)
quelques jours après l’opération
; le patient
appuie complètement sans canne
Vue de profil, le membre inférieur
est bien axé
Quelques jours après l’opération,
la flexion
complète du genou est obtenue
Vue opératoire : usure du cartilage
exposant l’os
Vue opératoire après pose de
la prothèse
L'arthrose
du genou
Docteur Raphael Mosseri - chirurgie des os et des articulations